Dans le cadre d’une collaboration inédite entre le Château d’Oron et le Musée Suisse du Papier Peint de Mézières, l’artiste Sève Favre développe un projet en deux volets autour des espèces végétales invasives, de l’histoire coloniale et de l’esthétique botanique.
À travers ce double projet, l’artiste propose une relecture critique et poétique du végétal : non plus comme simple décor ou ressource, mais comme mémoire vivante, à la fois témoin, acteur et révélateur des dynamiques de pouvoir passées et présentes.
L’exposition présentée au Château d’Oron interroge la fascination européenne pour les plantes exotiques, à travers les récits de naturalistes et les archives conservées dans la bibliothèque du château. Cette «hubris», ou démesure scientifique et esthétique, a conduit à l’extraction, la reclassification et l’appropriation des végétaux venus d’ailleurs, souvent au détriment des savoirs autochtones.